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LE CONCOURS! quand commence-t-il? quel est son mois?

L’OISEAU ET LE VU PAR

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Pour moi ,Le concours ne commence pas au moment où l’oiseau rentre dans la salle d’exposition, mais, bien avant.

Il prend sa source lors du choix des reproducteurs, de leur génotype, là, déjà, on doit savoir si l’on souhaite faire faire des concours aux issus, et de quel niveau, ou si ce ne seront que de beaux de compagnie.
Puis, après la naissance des jeunes ,en ayant ,déjà ,fait attention à l’alimentation suivant la couleur élevée, au fur et à mesure de l’avancement de la mue, le premier tri s’effectue, en séparant, les oiseaux déjà visiblement non digne d’exposition, et les possibles compétiteurs.

Au fur et à mesure que la mue se finie, on observe de près chaque oiseau, de façon, là aussi, à déceler les défauts rédhibitoires en concours, et qui ne sont pas forcément visible sans les détailler (ongle manquant, tache mélanique en sous plume, tache sur les parties cornées,…).

Ensuite, les postulants possibles, sont mis en cage concours, 15 jours, en apprentissage de cet espace restreint, et pour déjà y corriger des défauts de maintien pénalisables qui seront longs à redresser.
En sortant de celle-ci, ils sont mis en cage couveuse par trois maximum, deux femelles et un male, de façon à avoir un accès au bain tous les deux jours.

On peut, les ayants regardés de près pendant cette période, commencer à envisager le type de concours que l’on pourra leur faire faire; local, régional, national, international.
Et éventuellement, déjà les regrouper.
En sachant que la plupart du temps, les concours locaux commencent en fin septembre/ octobre, les internationaux comme GEEL (ou bordeaux) ont lieu fin octobre, puis vient en novembre les régionaux, avec REGGIO début novembre pour passer la plupart du temps au C T C fin novembre, et les nationaux en début décembre.
Après il n’y a plus beaucoup de concours, si ce n’est le mondial de la mi-janvier !
Dès lors que l’on connait les concours sélectionnés, il faut regarder les dates limites de pré-engagement des oiseaux, de façon à ne pas louper les dates butoirs d’engagement des grands concours .

Là apparaît un des moments le plus source d’erreurs pour le débutant.
Remplir la feuille d’engagement en se servant de la classification valide, pour mettre l’oiseau dans la bonne série.

CE N’EST PAS AU JUGE DE METTRE L’OISEAU DANS SA CLASSE LORS DU JUGEMENT

Ni aux encageurs,c’est à l’éleveur de savoir ce qu’il élève
en cela, ne pas hésiter se faire aider par des éleveurs expérimentés de son club, pour mettre l’oiseau dans la bonne classe.
Chose que tout club digne de ce nom devrait proposer sans que l’on ait besoin de le demander.

Penser à faire la demande d’attestation à sa Direction Départementale des Services Vétérinaires D S V), au moins 15 jours avant le concours, individuellement ou par l’intermédiaire de son club.
Maintenant vient une partie de la préparation dont j’ai déjà parlé (dans les billets et la galerie photo), le lavage d’avant concours, je ne vais donc pas l’approfondir ici.
Le moment du départ est maintenant là.
On met donc les oiseaux, dans leur cage pour le concours, ou dans le cageot de transport, suivant les régions, pour les amener dans l’ « arène »
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A l’arrivée, les oiseaux sont enregistrés définitivement, suivant votre feuille d’engagement, mise avec les oiseaux (avec les corrections s’il y a eu un changement, entre la feuille de pré-engagement et les oiseaux amenés, mais en restant toujours dans la même catégorie que les pré-engagés).
Si vous ne les amenez pas dans vos cages personnelles, mais que c’en sont du club organisateur, veillez, surtout pour les lipochromes, à ce que les cages soient très propres, avec des grilles non rouillées.
Sans écartements dangereux entre les barreaux, qu’elles soient garnies de grains en suffisance, et d’un abreuvoir plein (mais, avec une bulle d’air en haut, et abreuvoir , pas oiseaux petit bec, pour éviter les problèmes de pattes cassées….).
Maintenant que tout cela a été fait, vous pouvez partir, et les laisser, l’esprit tranquille, à l’organisation.
Suivant le club organisateur du concours les oiseaux seront mis dans l’ordre d’arrivée sur les présentoirs, et il leur faudra faire ensuite un grand tri par série pour pouvoir les amener aux juges.
Ou bien, les cages auront étés mises à leur place, par série, déjà étiquetées avec le numéro d’enregistrement, avant la mise des oiseaux, et ils éviteront ainsi, ce grand va et vient de cage, supplémentaire et stressant pour les oiseaux.
On est déjà , dans la plupart des cas au mercredi matin , et les juges vont officier , si possible à la lumière du jour ,ou maintenant sous des néons spéciaux , de façon à éviter les différences de couleur due aux différences de spectre lumineux des éclairages artificiels ,ou de vitres légèrement teintées, pouvant leur faire mal juger telle ou telle serie,par rapport au standard.
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Le jugement commence maintenant réellement :
Le (ou les juges), va, d’un premier coup d’œil jauger la qualité de la série.
Les bons oiseaux sont de suite repérés, et la plupart du temps, iront sur le coté de la table de jugement pour être détaillés ensuite.
Les autres, seront jugés rapidement, en repérant les défauts, les annotant sur la feuille de jugement de façon à aiguiller l’éleveur sur le possible devenir de l’oiseau, sa possible garde en élevage accouplé avec un oiseau corrigeant les défauts montrés, ou éliminé des reproducteurs car trop loin du standard.
Les « bons » seront détaillés encore plus, en dernier, comme un dessert par le juge, recherchant bons et mauvais points de chacun, par rapport au standard.
Ce de façon à obtenir le classement définitif
Souvent peu de chose sépare les trois/ quatre premiers oiseaux, et la différence peut se faire sur « l’impression », valeur très subjective, que dégage l’oiseau.
La chose première à ne jamais oublier dans les observations que l’on peut faire sur le jugement de tel ou tel HOMME est :
Il juge d’après le standard mais entre aussi en ligne de compte dans son jugement :
– Aime-t-il la couleur jugée ?
– en a-t-il élevé ?
– quelle forme de canari préfère-t-il ?
– quelle est la lumière ce jour là ?
– quelle est la lumière à ce moment là ?
– quel est la forme physique de l’oiseau à l’instant« T » ?
– était-il dans la pénombre juste avant le jugement ?
– vient-il d’une pièce d’élevage peu éclairé (papillonnage à la lumière) ?
– quelle est le niveau de la série où l’oiseau joue ?
– juge-t-il en fin de journée (fatigue) ?
– etc.…
– etc.…
La série est maintenant jugée, et va retourner sur les présentoirs, pour un repos bien gagné par tous, champions et derniers de la série, car ils ne changeront normalement plus de place jusqu’à la fin du concours.
Dans certains concours , (national UOF entre autre)on voit maintenant un jugement dit à l’anglaise , avec un pointage global de l’oiseau ,et juste un pointage qui apparrait sur la fiche de jugement , avec éventuellement une annotation sur un défaut grossier.
BUT;gain de temps , les éleveurs étant sensés connaitre les oiseaux mis , mais il suffit d’entendre les commentaires des juges ayant exposés sur le jugement de leurs collègues pour entrevoir toute la difficulté pour l’éleveur moins aguerri de savoir pourquoi son oiseau a perdu 5/6 points par rapport à un autre concours pourtant souvent de niveau régional ,voir plus!……

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Les oiseaux étant dans les concours plutot placés par serie,dans l’ordre de la classification ,plutôt que par éleveurs .

les inconvénients :

– cela lasse les néophytes de voir 20/40/100 oiseaux d’une même couleur  .

– le décagement est plus compliqué.

l’avantage:

–  les compétiteurs  peuvent comparer les oiseaux , visualiser les différences entre les oiseaux classés ,entre les leurs et ceux-ci ,apprendre le chemin restant pour truster les premières places.

Les oiseaux placés en haut et à hauteur de yeux ayant les meilleurs places, car plus au calme, et en position dominante, ceux du bas étant beaucoup plus stressés, car à hauteur des mains des enfants, et en position de dominés,
Maintenant, le plus souvent, ils vont recevoir une nouvelle ration de grain, de l’eau propre, cadeau bien mérité après tous ces déplacements stressants.
Si vous êtes sur place, vous pouvez en plus, gratifier vos champions (et les autres) de vitamines dans l’eau, et d’un petit godet à miel de pâtée, aucun signe distinctif n’étant plus pénalisable (vous risquez juste de vous faire voler les godets ….).

Les résultats comportant les pointages de chaque série, vont au secrétariat pour y être enregistré dans l’informatique.

Les fiches de jugement seront souvent agrafées sur les cages pour pouvoir connaitre les raisons du placement de chaque oiseau PAR TOUS(sauf en grand concours , maintenant , même certains concours n’ont plus de fiche de jugement détaillées ,gain de temps , oui, mais…… !).

Dès que tous les résultats seront entrés, l’ordinateur sortira les étiquettes informatiques comportant les coordonnées de l’éleveur, et le classement, que l’on va coller sur chaque cage, de façon à ne rien ignorer de l’oiseau que l’on a devant soi.(la cage jusqu’alors ne comportant qu’une étiquette indiquant en chiffre et lettre la classe de l’oiseau et le numéro de la cage
(LA CELEBRE VALSE DES ETIQUETTES BIEN CONNUE DE TOUT ORGANISATEUR DE CONCOURS)
Avec la mise des cocardes si attendues, aux champions de chaque série.
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Les visiteurs peuvent maintenant entrer, et admirer les oiseaux.

Viennent les si enrichissantes et plaisantes rencontres entre les éleveurs de toutes régions.

Un des moments où l’on ne voit plus le temps passer, à discuter de ce qui nous a pris le cœur et la tête depuis plus ou moins longtemps pour tous , et que l’on ne sait si quelque chose pourra nous faire arrêter un jour .
Echange de compliments, de secrets d’élevage, de sélection, des déboires rencontrés au cour de la saison passée, des espoirs (déjà) pour celle qui vient ….
On peut entendre, maintenant, que les oiseaux ne sont pas stressés, dans les cages concours, les mâles s’en donner à cœur joie, et c’est à celui qui surpassera son voisin par son chant.

La remise des prix arrive enfin.
En fin de matinée ou dans l’après midi, la plupart du temps.

Le matin, elle se fait de façon plus sereine par les organisateurs, car du temps reste, mais en présence de moins d’éleveurs, car elle oblige à arriver plus tôt, et à déjeuner sur place, d’où un coût supplémentaire pour l’éleveur, et plus de temps dans l’exposition pour la famille de celui-ci (pas forcément aussi passionnée !…)

L’après midi, juste avant le dégagement, elle regroupe plus de monde de la canariculture, mais il y a aussi plus de visiteur dans la salle, d’où plus de surveillance, de stress,…
Tout le monde est maintenant pressé de ramener ses oiseaux à la maison, c’est le décagement.
Un des moments les plus délicats pour les organisateurs, s’il n’existait que des éleveurs honnêtes, pas de soucis, mais il a régulièrement été le moment des vols de champions.
N’en tenez donc pas rigueur à l’organisation, si, à ce moment, ils sont très strict, et susceptibles (la fatigue de l’expo est aussi là).
Leur seul but étant de vous restituer VOS oiseaux, le plus tôt et le mieux possible.
Ils vont vous regrouper en dehors de la salle d’exposition, et vont appeler les éleveurs par éloignement.
Les plus loin, les premiers, temps de route oblige.
Normalement, toute personne décageant des oiseaux devrait le faire sous le contrôle d’un membre du club organisateur.
Vous voici à la maison, et mettez les concurrents(le soir même, ou suivant l’heure d’arrivée, le lendemain) dans les cages que vous aviez déjà préparées, avec grains en suffisance, pâtée, vitamines, eau à l’oignon, bain avec désinfectant, et surtout le calme de leur élevage, avec des jours à durée normale.
Ils devront y rester au moins quinze jours, avant de repartir dans un autre concours, deux étant le nombre idéal, trois un maximum dans la saison, si l’oiseau ne présente pas de signe de fatigue, et donc, qu’ils étaient assez éloignés les uns des autres.

Je pense que vous en savez maintenant un peu plus sur le monde du concours et son déroulement, mais rien ne remplace le vécu, et son ambiance extraordinaire !…..:
VENEZ NOUS REJOINDRE A LA PROCHAINE ORGANISATION, et vous ne nous quitterez peut-être plus !

Il n’y a aucune honte à mettre des oiseaux en concours et à ne pas être .

C’est par le travail, et la progression ,à force de comparaisons entre ses oiseaux et les meilleurs que l’on apprend, et acquiers les premières places, et surtout les conserve, que l’on apprend à voir l’oiseau en fonction d’un standard, et non plus comme une boule de plume qui ravi l’œil.

Il ne faut pas bruler trop rapidement les étapes, on n’y gagne rien, si ce n’est des désillusions bien inutiles et amères ,plutôt plus tot que plus tard !
N’oubliez pas que les premières années , vous bénéficiez du travail des éleveurs qui vous ont cédés leurs oiseaux , surtout s’ils tous proviennent du même , deux ans après , ce n’est plus que vos choix d’accouplement successifs qui se voient dans vos compétiteurs !

Espérant ne pas vous avoir rebuté des concours , mais vous avoir , au contraire, rendu préssés de participer , et surtout d’organiser ce grand moment de passion que sont nos expositions concours.

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